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L'hivernage


L'hiver québécois: plus jamais comme avant - Québec Science
AVEC LE FROID QUI ARRIVE, LES ABEILLES SORTENT DE MOINS EN MOINS. MOINS DE POLLENS,

moins de nectar... La ruche va commencer à tourner au ralenti. La ruche passera de 80000
individus à 40000 seulement. Les mâles appelés « faux-bourdons » seront expulsés ou alors
tués car ils ne servent plus à rien durant l'hiver. La reine va progressivement baisser sa
ponte. En pleine saison, elle peut pondre jusqu'à 2000 œufs par jour, mais là elle donnera
naissance à un autre type d'abeille, « les abeilles d'hiver ». Contrairement, aux « abeilles
d'été » qui vivent 45 jours, celles-ci peuvent vivre jusqu'à 6 mois. Elles ont des
réserves adipeuses plus importantes.
Mais, elles ne vont pas hiberner comme certains animaux, elles vont hiverner.
Lorsque la température est trop basse pour elles, les abeilles vont former une grappe autour
du sujet le plus important : la reine. Contrairement à d'autres pollinisateurs, comme les
bourdons ou les xylocopes où seul les reines survivent pendant l'hiver, les abeilles vont
continuer leur vie en colonie. Elles vont produire de la chaleur afin de garder la ruche au
chaud. Certaines abeilles pénètrent à l'intérieur de cellules vides et remplissent les espaces
entre les rayons afin d'éviter la déperdition de chaleur. Les abeilles qui forment la couche
externe dirigent leur tête vers le centre et gardent leurs ailes à 45°. Pour pouvoir créer de la
chaleur, les abeilles contractent les muscles thoraciques. La température peut atteindre plus
de 20°C au centre de la grappe, une des conditions sine qua none pour qu'elles survivent.
Elles se placeront non loin de leurs réserves et près du dernier cadre de couvain.
L'autre condition d'un bon hivernage est la nourriture. Elles peuvent vivre sur leurs réserves
de miel et de pollen. Toutefois, il peut s'avérer que celles-ci ne soient pas suffisantes.

Le travail de l'apiculteur :

Ce n'est pas parce que les abeilles ne sortent pas que l'apiculteur ne fait rien pendant
plusieurs mois.
Il doit, tout d'abord, vérifier si les réserves des abeilles sont suffisantes pour l'hiver. Si la
nourriture n'est pas suffisante, il faudra alors compenser en leur donnant du candi*.
*Candi : pâte nourricière au sucre.
Si deux ruches sont trop faibles pour passer l'hiver alors il est préférable de rassembler la
colonie en une.
Il faut en aucun cas déplacer une ruche en plein hiver car cela conduirait à l'éclatement de la
grappe et la mort quasi certaine de toute la colonie.
L'apiculteur ne pourra, en aucun cas, ouvrir la ruche. Il pourra seulement taper sur la ruche
et les abeilles vont alors entendre leur bourdonnement. Il les nourrira seulement en ôtant le
toit en tôle ; ce qui donne accès au nourrisseur. C'est le seul moyen de voir les abeilles
durant l'hiver. Elles montent pour se nourrir.

Traitement pour le varroa :

Avant l'hiver, l'apiculteur doit absolument penser à traiter toutes ses ruches contre ce
parasite qui peut décimer une colonie en une ou deux années seulement. Ce traitement
(apivar*) est prescrit par un vétérinaire afin de prendre en charge les problèmes sanitaires
agissant par le varroa*.
*Vous pouvez vous reporter à l'article consacré au varroa.
https://lebergerdesabeilles.fr/blog/Qu_est_ce_que_le_varroa
Le traitement est placé pendant plusieurs semaines puis retiré afin d'éviter que le varroa ne
s'accoute aux produits. Il faut souvent traiter toutes les ruches au même moment afin
d'éviter tout problème de contamination entre elles.

Isoler ses ruches :

Sans cette isolation, la ruche serait fragilisée par plusieurs éléments.
Protection contre l'humidité : la ruche doit être bien ventilée. La condensation est très
mauvaise pour la colonie. Une ruche ne peut pas être mise à même le sol, elle doit être
surlevée et légèrement inclinée. L'inclinaison favorise l'évacuation d'excès d'eau, dû à la
condensation, mais aussi de déchets.
Protection contre le froid : Il est important d'installer un isolant thermique sous le toit de
varroa
la ruche. La chaleur s'échappant par le haut, cette isolation permettra à la colonie de
préserver un maximum de chaleur.
Protection contre les ennemis extérieurs :  L'apiculteur placera une grille à l'entrée de la
ruche, cela permet d'éviter le pillage, les entrées de rongeurs ou encore les attaques de
frelons asiatiques.
Protection contre le vent :  L'apiculteur devra vérifier que chaque ruche soit bien étanche et
stable. Pour cela, on peut mettre un poids sur la ruche ou alors l'attacher avec des sangles.
Cela évitera également à d'autres animaux de tomber la ruche en passant à côté. Au
peut aussi les placer près de planter ou de haies qui coupent le vent.

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